Apsytude > Mes soucis > Moi et mon mal-être > TOC TOC TOC : quand les obsessions frappent à ta porte !

Le « TOC », késako ?

On entend souvent parler de « TOC », mais il s’agit de l’abréviation de « Trouble Obsessionnel Compulsif » qui fait partie de la catégorie des troubles de l’anxiété et se caractérise par la présence d’obsession(s) et de compulsion(s). Le TOC entraine une grande fatigue, beaucoup d’anxiété de culpabilité ainsi qu’un sentiment de honte. Il s’agit d’un trouble très invalidant, et impactant le quotidien de la personne et de son entourage.

Selon l’INSERM, il s’agit d’une pathologie fréquente puisque 2 % de la population mondiale adulte présente un TOC. Il faut savoir que les premiers symptômes se déclarent avant 25 ans dans 65 % des cas et que l’évolution de la maladie est, la plupart du temps, chronique.

Suis-je « tocqué(e)» ???

Pour répondre à cette question, il faut déjà bien différencier l’obsession de la compulsion

Les obsessions

Ce sont des pensées qui s’imposent à soi et qu’on a du mal à maitriser, des images mentales incontrôlables qui provoquent d’importantes angoisses et dont on n’arrive pas à se défaire. Souvent, on sait que ces pensées sont irrationnelles ou excessives mais on ne parvient pas à les rejeter. Elles tournent donc en boucle dans la tête sans laisser de répit, et occasionnent une grande souffrance.

Il t’est peut-être déjà arrivé d’avoir très peur d’être contaminé après avoir touché un objet ? De ressentir une angoisse profonde à l’idée de faire du mal à autrui ?

Si oui, peut-être souffres-tu de TOC…

Les obsessions sont diverses et variées mais les principales sont :

  • La contamination : Quand tu as peur d’attraper des microbes en serrant la main d’une personne…
  • La symétrie/l’ordre : Quand tu ne supportes pas que les objets sur ton bureau ne soit pas rangés de manière identique et parfaite
  • Le doute : « est-ce que j’ai bien fermé ma porte ?! »
  • Le préjudice à autrui / l’agressivité : Quand tu te demandes si tu n’aurais pas renversé un piéton en allant au travail ce matin …
  • L’immoralité (idées sexuelles, religieuses, etc.) : Quand tu t’interroges sur la normalité de tes fantasmes et l’éventuelle peur de passer à l’acte…

Cependant, il faut être vigilant et ne pas confondre les obsessions avec les pensées parfois pénibles qui te reviennent régulièrement à l’esprit quand tu es tracassé par quelque chose. Comme quand tu es pris de doutes sur le fait d’avoir bien fermé ta porte ou coupé le gaz chez toi.

Il ne faut pas non plus les confondre avec les moments où tu as l’impression de pouvoir contrôler l’issue de certains évènements, ton futur ou celui des autres, comme si tu avais un don particulier. Tel un super héros !

Par exemple, quand tu penses que si tu ne portes pas ton caleçon « rouge à petits pois » le jour d’un examen tu auras une mauvaise note, ou encore que si tu réussis à arriver au feu avant qu’il ne passe au rouge quelque chose de merveilleux arrivera dans ta journée… Cela n’est pas anormal ! Ce qui est pathologique c’est lorsque le niveau d’angoisse est tel qu’il est nécessaire de mettre en place un comportement compulsif (= compulsion).

 

Les compulsions

Ce sont des comportements répétitifs que l’on se sent obligé d’accomplir pour baisser l’anxiété provoquée par les obsessions.

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Ici nous avons une compulsion de vérification. La personne vérifie plusieurs fois qu’elle a bien fermé sa porte, ce qui donne un caractère excessif au comportement. Il est aussi possible de réagir en évitant ce qui nous effraie, comme quand on évite de toucher certains objets par peur d’être contaminé. Les compulsions peuvent également se manifester par des ruminations, qui ne sont donc pas perceptibles par les autres (comme le fait de répéter des mots, de compter dans sa tête, etc.)

 

Voici le modèle explicatif du TOC :

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Ce qu’il faut savoir c’est que, sur le court terme, les compulsions viennent soulager l’angoisse provoquée par l’obsession mais, sur le long terme, la renforce. Si les obsessions sont incontrôlables, les compulsions, elles, peuvent être contrôlées. C’est précisément sur ce point que le psychologue travaille avec le patient atteint de TOC afin que sa vie soit plus paisible.

 

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Si je pense avoir un TOC, qu’est–ce que je dois faire ?

Si tu penses souffrir d’un TOC, sache tout d’abord que c’est un trouble qui est pris en charge et qui se soigne bien aujourd’hui.

Les thérapies les plus efficaces pour traiter la problématique du TOC sont les thérapies cognitivo-comportementales (TCC). Et parfois, les médicaments peuvent aussi être utiles lorsque l’angoisse est trop importante.

Dans tous les cas, sache qu’il n’y a aucune honte à avoir des obsessions, aussi farfelues soient-elles ! Ne laisse donc pas ces pensées te gâcher la vie et prends un rendez-vous. Le mieux est d’aller en parler directement avec un(e) psychologue, et c’est pour ça que nous sommes là !

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